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 Le rôle de la nature. (?)

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Psychedeliac
Clown maléfique
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Messages : 23
Date d'inscription : 03/05/2014
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MessageSujet: Le rôle de la nature. (?)   Mer 21 Mai - 20:53

Bon, à défaut de rebondir sur certains sujets ou bien d'écrire de creepypastas (ce qui est compliqué en ce moment), je partage une partie de moi, ici. J'ai parfois des trips bizarres, quand je m'ennuie, donc j'écris ce qui me passe par la tête. Donc ce qui suit est un texte assez bizarre que j'ai du mal à suivre, à vous de voir  Suspect 

[C'était pendant un cours de français où mon état ne me permettait pas de vraiment suivre ce que la prof expliquait, donc j'ai écris sans m'arrêter, "le rôle de la nature" est le seul bout du cours, un titre d'une sous-partie, donc je me suis basée sur ce que cela m'inspirait. Il y a certainement beaucoup d'incohérences, et c'est aussi compliqué de comprendre "l'histoire" si on ne la lit pas d'une traite, mais je fais comme je peux, et je n'aime pas modifier mes écrits après leur rédaction.]


Le rôle de la nature.
     Elle y erre inlassablement, s’y perd, le temps d’une journée. Les ondes la suivent encore, elle les ignore. Elle se concentre sur ce qui l’entoure, tente d’échapper au reste. Tout tourne autour d’elle, et elle se perd. Plus de bruit. Elle écoute, les oiseaux ont stoppé leurs chants qui la confortaient tant dans ce néant. Ne pensant plus à rien d’autre que ce vide, elle se leva, et marcha vers l’horizon. Elle comprit enfin pourquoi les oiseaux ne chantaient plus, le nuage noirâtre les avait rattrapé et le déluge se préparait. On l’entendit hurler désespérément et l’écho de sa voix résonnait dans toute la forêt.

Le temps s’était arrêté, à son tour. Les sabliers avaient éclatés par dizaines, les fleurs fanaient et le sable pleuvait sur cet immonde être, elle se noyait en cette piteuse journée. Les cadrans d’horloges se brisaient un à un tandis que son âme se rouillait. La mort montrait le bout de son fléau et s’installait progressivement en ce morne après-midi. Désormais, tout animal avait disparu, les fleurs étaient fanées et l’être se mourrait. Une lueur éclatait derrière l’arbre et la main de la rouge en dépassait afin d’attraper celle de l’être. Elle feignit de la prendre et s’enfuit en courant, loin de tout.

     Son ventre grognait par à-coups et sa tête s’affolait à l’idée de vivre. Les ondes couraient plus vite qu’elle, elles tonnaient, vibraient tout autour d’elle. Apeurée, elle cherchait à se réfugier quelque part, elle trouva un bloc de pierres suspendues qui lui semblait plutôt solide. Elle y passa toute la nuit, hantée par les ondes et le tic-tac résonnait dans la forêt. Elle tremblait tout en sifflotant une triste mélodie, elle ne parvenait pas à s’endormir.

     La lune était montée haut dans le ciel et était pleine, les nuages s’étaient échappés afin de laisser un peu de répit à cette jeune blessée, avant que la mort ne se déchaîne à son tour. Blottie contre la rocaille, elle se balançait d’avant en arrière, réfléchissant à son sort. Si belle puisse-t-elle paraître, la vie nous renvoie toujours la donne et s’y prend à merveille, pour qu’au final, tout être soit frappé de plein fouet et groule sous ce tas d’immondices. N’est-ce pas absurde de baisser les bras et de laisser ses armes ainsi troquées contre quelques maux. Si l’être abandonne face à cette étrange morosité, il est ainsi entraîné dans ce néant, un trou noir absorbant tout sur son passage. Ses souvenirs se filent au fur et à mesure, et elle se perd parmi une telle déchéance.

     L’aube fit son entrée en jeu et l’éblouit, elle qui se releva de son coin d’un air frénétique et absent, mais où s’est donc envolée sa conscience ? L’être rouillé par les maux commençait à marcher, marcher vers l’inconnu, elle s’offrait à l’étranger, les décors lui paraissaient morbides, l’atmosphère pesante, son moral étouffait, elle étouffait, elle se noyait. Elle croisait quelques cadavres putréfiés qui devaient traîner depuis un bon moment vu leur état de décomposition avancé, même les vers n’osaient s’y attarder. Epuisée, elle s’arrêta un moment, dans le but de trouver quelques cachets et autres drogues afin de s’apaiser, étancher sa soif d’évasion, de destruction. Elle pensait à quitter ce monde, mais cela lui paraissait fort compliqué à mettre en place. Elle était enfermée, prisonnière de ce chaos, et la main de la rouge avait définitivement disparu, seule la rouge avait atteint la lumière.

     Il ne restait plus beaucoup de temps, le tyran observait la déchéance de ce monde. Mais qui était-il ? Qui avait bien pu prendre la possession de ce chaos ? Ça cogne, ça cogne dans la tête de l’être. Elle s’affaiblit, devient presque cadavérique. Hésitante, elle avala tout de même quelques cachets et mit les autres drogues de côté, sans doute pour les prendre plus tard. Elle ne savait pas exactement ce qu’elle avait pris, elle savait uniquement qu’elle se rapprochait de plus en plus du vide. Elle se retrouvait seule, au milieu de ces charognes, et semblait follement apaisée tant cette artificialité l’englobait, et il lui semblait que les hallucinations ne tarderaient pas à venir.
     Le soleil l’aveuglait, la vie l’aveuglait, les arbres avaient perdu leurs feuilles et se mettaient à se mouvoir frénétiquement. On put croire que les vibrations des ondes avaient contaminé tout ce qui entourait le pauvre être. Elle était entourée d’un épais brouillard et un brouhaha la hantait. Si elle n’était pas seule, elle se sentait tout de même observée et ne savait pas d’où pouvaient provenir ces discussions. Elle s’attardait donc un instant afin de discerner les voix du reste, mais se rendit vite compte qu’elles ne provenaient que de sa tête. Mais cela ne pouvait pas l’empêcher de reprendre la marche tout en réfléchissant.

     Elle avançait lentement, le long d’un ruisseau, un sentier se dégageait devant elle, le brouillard avait disparu. Mais au bout d’un court instant, elle stoppa instinctivement sa funèbre marche car, au lieu de se sentir observée, c’est elle qui aperçut une silhouette au loin. Elle ne se sentait pas très à l’aise, et pourtant, il faisait jour. Quelque chose l’épiait, pourtant. Etait-ce la mort ? Le tyran ? Ou bien sa conscience elle-même ? Elle reprit ainsi sa marche et suivait ce que lui indiquaient les voix, peut-être n’était-ce pas clair, mais elle ne voulait pas y réfléchir plus longtemps et se pressa, attentive aux voix. Au bout de quelques minutes, elle crut passer devant un arbre identique à celui qu’elle avait vu cinq minutes plus tôt, et changea donc de chemin, repoussant les voix. Du sang gouttait. D’où sortait-il ? D’elle-même ? Elle n’avait pourtant pas mal, donc elle oubliait ce détail qui paraissait si insignifiant à côté de la folie dont elle semblait s’être prise. Quelques minutes plus tard, elle se retrouvait au bord d’une falaise qui faisait face à un vide incommensurable, et s’y jeta de tout son poids.

     Elle se retrouva, flottant dans les airs, il faisait noir et elle ne voyait que des points brillants semblant être de lointaines étoiles, elle était loin de tout, loin de toute civilisation. Où était passé ce monde déchu ? Et le tyran ? Et les cadavres entourés de charognes ? Elle était si seule, elle avait donc sauté dans ce trou noir sans s’en rendre compte, s’était jetée dans la gueule du loup. Mais, aussi étrange que cela pouvait paraître, elle pouvait nager en ce vide et se trouver une destination. Elle avait toujours ses drogues et décidait d’en prendre à nouveau, dans le but de fuir ce vide. Elle ferma les yeux et s’endormit dans un profond sommeil.

     Lorsqu’elle se réveilla, elle fut un peu sonnée, mais comprit qu’elle se trouvait dans sa chambre, dans son lit, mais tout était dérangé, tout comme elle. Elle n’avait donc pas rêvé, tout était bien réel, et elle avait mal aux jambes. Elle s’examinait consciencieusement et se rendit compte qu’on lui avait bel et bien charcuté les cuisses ainsi que les mollets, dans la forêt. Voilà donc d’où provenait tout ce sang. La douleur était particulière, elle avait l’impression d’être soulagée, c’est étrange comme sensation, mais visiblement, ça lui plaît. Elle décidait donc d’émerger afin de se rendre sous la douche. Sous l’eau, ses blessures paraissaient plus nettes, et elle se laissait entraîner par cette sensation. L’eau brûlait sa peau, mais elle se sentait purgée. Mais les voix refirent surface et la dirigeaient à nouveau. Pouvait-elle luter ? Après tout, elle sombrait depuis si longtemps, elle ne pourrait pas quitter ce chemin, si périlleux soit-il. Embarquée par les voix, elle cessa de réfléchir et retourna à sa chambre. Elle s’habilla et prépara ses affaires correctement et sortit de son lycée.

     Personne ne lui parlait, personne ne semblait la voir. Elle commençait vraiment à croire à la folie. Elle continuait donc à marcher inlassablement, se dirigeant vers le parc. En y arrivant, elle croisa le regard de deux filles paraissant également effrayées par ce qu’elles voyaient et désespérées. Peut-être que ces deux personnes lui expliqueraient ce qui se passe autour d’elle. Elle leur offrit un peu de psychédélité et elles parlèrent de ce qu’elles voyaient, entendaient. Elle disait que les ondes bourdonnaient en elle et qu’un brouhaha de vois la hantaient en permanence. Chacune décrit sa situation à son tour, et une étrange ambiance planait. Elle s’observa dans un miroir de poche et vit ses yeux vitreux, ses cernes, ainsi que les vaisseaux éclatés qui ressortaient tellement qu’elle en avait le regard vide. Les drogues faisaient effet sur elle et elle sentait les voix s’éloigner progressivement. Elle tournait lentement sur elle-même tout en regardant la pluie tomber, tandis que ses « amies » avaient disparu, comme envolées.

     Elle tournoyait toujours, rêvassait, alors que le temps n’étais pas fort gai. Les couleurs se délavaient, d’autres éclataient de toute leur brillance, la fille se transformait en pantin. La morosité pointait toujours son doigt vers elle et reprit le court de sa vie, la fille marchait maintenant vers le cours d’eau et bu un peu pour passer le temps, peut-être l’alcool lui monterait à la tête. Ces paradis artificiels l’obnubilaient, elle voulait atteindre cet état rapidement pour que les ondes cessent de la suivre, elle n’en pouvait plus, trop d’immondices autour de son corps. Elle finirait par se noyer.

     Ça cognait toujours contre sa tête, la folie se frayait un chemin en l’être, mais son corps était le seul à encore lutter et tentait de rejeter toute substance auparavant ingurgitée. Le chemin était généralement très fréquenté, mais bizarrement, il n’y avait plus qu’elle, et ses quelques voix. Elle reprit un peu ses esprits et remarquait qu’elle saignait encore, mais pas abondamment. La douleur bouffait ses force, mais elle se mit à courir, toujours plus vite, la vitesse de ses battements de cœur lui faisait peur, tandis que ces derniers retentissaient dans tout son corps. Elle se sentait incomplète et courait après le vide. Elle se heurta à des caillasses et perdit l’équilibre, elle se retrouva nez-à-nez avec la vermine. Mais que lui était-il arrivé ? Et quelle était la vraie réalité ? La vermine grouillait sous elle à tel point qu’elle bondit sur ses jambes et reprit sa course vers l’infini, et plus jamais elle ne s’arrêta.
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Earl
Monstre tentaculaire
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MessageSujet: Re: Le rôle de la nature. (?)   Mer 21 Mai - 21:01

Woah, c'est très bien écrit et prenant, on dirait le récit d'un trip sous LSD Very Happy

J'aime bien ce récits étrange sans queue-ni-tête; c'est sympathique ^^
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Psychedeliac
Clown maléfique
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Localisation : Ewerywhere.

MessageSujet: Re: Le rôle de la nature. (?)   Jeu 22 Mai - 9:04

Merci Earl, mais non, je n'étais pas sous LSD ^^

Et peut-être est-ce bien écrit, mais il y a tout de même quelques incohérences, je devrais peut-être le corriger, va savoir.

Mais merci :3
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MessageSujet: Re: Le rôle de la nature. (?)   

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